Conférence d’Olivier Barbié - Compte rendu

dimanche 18 mars 2012
par  Fred
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Olivier Barbié a essayé de présenter les principes et pratiques de l’agriculture naturelle. Cette agriculture a été tout d’abord resituée parmi les autres grands courants d’agriculture alternative (biologique, biodynamique, agroforesterie, jardins en mouvement, ...).

Les principes agronomiques de l’Agriculture Naturelle sont ceux de Fukuoka : pas de labour, pas de sarclage, pas d’engrais, pas de pesticides, pas de taille ; auxquels ont été ajoutés suite aux travaux de Robert Hart et d’Olivier Barbié trois composantes : des cultures variées, des légumineuses associées et un couvert d’arbres pour former le nom d’agroforesterie biologique en semis direct (ABSD).

Olivier Barbié a essayé de montrer qu’il est possible de mettre en œuvre ces principes par des pratiques diverses.
Il a rappelé :

  • que plus on ’touche ’ au sol, plus on le remue et le retourne en profondeur (labour, le bêchage) plus on peut engendrer une perte de vie du sol, une érosion et la pousse d’adventices ;
  • que le labour profond nécessite de très grosses et lourdes machines ; ce qui a tendance à augmenter les coûts financiers (achat, coûts énergétiques), ainsi que le temps de travail. Ce travail du sol peut être réduit vers un minimum par différentes techniques telles que les TCS (Techniques de Culture Simplifiées), le semi-direct, le paillage et le non-labour, les couvertures végétales qui travaillent le sol, le maintien des conditions de vie du sol et des auxiliaires laboureurs naturels... ;
  • que tasser le sol peut engendrer une perte de vie du sol, érosion et une mauvaise rétention de l’eau ;
  • qu’une couverture permanente du sol (vivante ou morte) permet de maintenir humidité, vie, air et humus et qu’elle aidera à prévenir des adventices ;
  • que le compostage peut être fait sur le site même en laissant sur place la grande partie de ce qui n’est pas récolté ainsi que les coupes des couvertures végétale, les feuilles ; ceux-ci réduisant en grande partie les intrants (fertilisants en particulier) et les problèmes structuraux et financiers qu’ils engendrent ;
  • que le mélange des plantes sur une même ligne et plate-bande entretient la synergie entre les plantes, évite l’expansion des maladies, évite les épuisements et carences locales du sol ;
  • qu’il est possible de cultiver sous les arbres avec une couverture maximum de 40% (l’exemple donné avec photo était celui d’une culture de maïs sous des noyers) ;
  • que les arbres fournissent aération du sol, remontée d’éléments du sol en profondeur, matière organique et paillage avec les feuilles, protection contre le soleil pour certaines plantes ;
  • que la terre doit être ’amortie’ et considérée comme un capital qu’il faut régénérer quitte à lui laisser du temps ;
  • que les haies, outre le fait qu’elles aient les avantages des arbres, peuvent aussi être bénéfiques en étant transformées en paillage sous forme de BRF (Bois Raméal Fragmenté) ;
  • que la taille n’est pas nécessaire. Pendant longtemps les gens n’ont pas taillé les arbres. Cette taille reste toutefois possible s’il y a besoin d’éclaircir ;
  • que la plupart des arbres du commerce sont malades ou portent une maladie depuis leur bouturage, via les outils utilisés , ce qui réduit souvent leur durée de vie à 10 ans.

Pour plus d’information sur ces points, vous pouvez consulter les articles de l’ITAN dont Mr Olivier Barbié est le fondateur et trésorier.
http://www.itan.fr/publications/articles


Brèves

24 février 2016 - Victor Hugo

"C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches."

13 février 2015 - James Hillman, psychiatre

"La nature meurt, parce que la culture meurt."

25 août 2014 - Goethe

"Rien n’est aussi terrible que de voir l’ignorance en action."

7 février 2014 - Lady Bird Johnson, Première dame des États-Unis de 1963 à 1969

"L’espoir fleurit là où fleurissent les fleurs."

11 septembre 2013 - Jacques Prévert

"Ne se mettre à genoux que pour ramasser une fleur"